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La salle des délibérations

Au 1er étage du Pavillon Puget (côté port), auquel on accède par l’escalier monumental du Pavillon Bargemon (côté place) et en empruntant un enjambement ou porche à l’italienne, au-dessus de la rue de la Loge, se trouve l’ancienne salle du Conseil municipal, aussi appelée la Salle des Délibérations.
Cette salle historique n’étant plus assez fonctionnelle et moderne, elle a laissé sa place à la nouvelle salle du conseil municipal, située dans l’Espace Villeneuve Bargemon.

 


Chaque maire de Marseille dispose d’une plaque qui lui rend hommage.
Jean-Claude Gaudin, né à Marseille le 8 octobre 1939, est maire de Marseille depuis le 25 juin 1995. Il est également sénateur des Bouches-du-Rhône et président du groupe UMP au Sénat.
Cette plaque rend hommage à trois Citoyens d’Honneur de Marseille, qui participèrent au débarquement de Provence et à la campagne qui permit la libération de Marseille :
Maréchal De Lattre De Tassigny (1889 – 1952), général d’armée et maréchal de France ;
Général de Goislard de Monsabert (1887 – 1981), général français ;
Commanding Général J.P. Ratay (1893 – 1980), commandant américain de la Delta Base.
Chaque maire de Marseille dispose d’une plaque qui lui rend hommage.
Étienne Rose Martin, dit « Le Juste », fut le premier maire de Marseille (Marseille, le 14 février 1745 – Marseille, le 6 juillet 1834).
Négociant, il présidait un club révolutionnaire intitulé « Société patriotique des amis de la Constitution ». Sans avoir sollicité le poste, il fut élu maire de Marseille le 28 janvier 1790, en tant que représentant du parti de la Révolution.
L’année suivante, il fut élu député par l’assemblée électorale des Bouches-du-Rhône, et Jean-Raymond Mouraille lui succèda à l’Hôtel de Ville.
En 1792, il démissionna de son poste de député et reprit son activité de négociant jusqu’à la fin de sa vie.
Plaque rendant hommage aux Fédérés marseillais morts à Paris, dans la journée du 10 août 1792, en combattant lors de l’insurrection et de la prise des Tuileries qui conduiront à la fin effective de la monarchie française.
Ce sont ces mêmes Fédérés qui entonneront le "Chant de guerre pour l'armée du Rhin" tout au long de leur marche vers Paris, au mois de juillet... qui deviendra par la suite notre hymne national sous le nom de "La Marseillaise" !
Le buste de Pierre Puget est une œuvre de Foucou.
Pierre Puget (Marseille, 16 octobre 1620 – Marseille, 2 décembre 1694) était un artiste aux multiples talents, à la fois peintre, sculpteur, dessinateur et même architecte, dont le destin fut étroitement lié à la ville de Marseille.
Il commença sa formation en Italie. De retour à Marseille en 1643, il reçut plusieurs commandes, notamment pour la cathédrale de la cité phocéenne. Durant cette période, entre 1656 et 1658, il réalisa une de ces œuvres les plus connues, « le Portail des Atlantes », aujourd’hui située sur le port de Toulon.
Après un séjour à Gènes, il vint à Toulon, à partir de 1668, où il fut nommé directeur des constructions de l’arsenal toulonnais. Il réalisa des plans d’agrandissement de la ville et travailla également sur Marseille où il réalisa les plans de la chapelle de l’hospice de la Charité. A sa mort, le 2 décembre 1694, son corps fut enseveli dans l’église de l’Observance.
La ville de Marseille a fait élever en son honneur, rue de Rome, devant sa maison, une colonne surmontée de son buste.
Dans le bureau du premier adjoint, se trouve la célèbre cheminée de marbre exécutée par le sculpteur Bourguignon, Alexandre-Charles Renaud, en 1794 en remplacement de celle qui avait été démolie dans la tourmente révolutionnaire.
Le sujet devait représenter des évènements principaux de la Révolution et la composition devait « être assez simple pour assurer une lecture facile » (délibérations du 27 juillet 1794). Réalisés dans un style s’inspirant de l’antiquité, les bas-reliefs de la frise représentent « Le triomphe des armées et de la République ».
En avant de la Loi encore couverte d’un voile funèbre qui protège la Justice et la Vérité, la République présente au dieu Mars les peuples que ses armes viennent d’affranchir. Devant elle, ses deux enfants, la Liberté et l’Egalité, sont abrités derrière le guerrier. Les législateurs délibèrent et Apollon rend l’essor aux lettres et aux arts. A droite, Hercule soutient l’Italie dans sa lutte contre l’aigle d’Autriche et contre la colère papale. A gauche, Marseille est relevée par le Commerce, pendant qu’au premier plan, le coq gaulois achève de triompher du léopard anglais. La cheminée ne fut mise en place que 2 ans plus tard, en 1797.
La Salle des Délibérations renferme l’admirable cartel de statues en zinc doré réalisées par de Crescent. Le sujet en est « Le Temps », évoqué par les quatre saisons.
Ces quatre statues sortent de la fonderie Miroy frères de Paris.

« La nostalgie ne sert à rien. L’important est de bien utiliser le temps dont on ne peut arrêter l’écoulement. » Gaston Defferre.
Gaston Paul Charles Defferre, né le 14 septembre 1910 à Marsillargues (Hérault) et mort le 7 mai 1986 à Marseille, était un résistant et un homme politique français.
Député socialiste des Bouches-du-Rhône de 1945 à 1958, puis de 1962 à 1981 ; réélu en mars 1986, il décède en cours de mandat. Maire de Marseille de 1944 à 1946, puis de 1953 à 1986. Sénateur socialiste des Bouches-du-Rhône, élu le 26 avril 1959, réélu le 23 septembre 1962. Parlementaire et ministre à plusieurs reprises sous les IVe et Ve Républiques, il donne son nom à deux lois importantes : la loi-cadre de 1956 ouvrant la décolonisation en Afrique et celle de 1982, sur la décentralisation.

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