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Le Pavillon Bargemon

L’Hôtel de Ville fut très tôt associé à un second groupe de bâtiments, en réalité plusieurs maisons rachetées par la municipalité situées au Nord, du côté de l'Hôtel Dieu et du Palais de Justice (l’actuel Pavillon Daviel).

Pendant un siècle, plusieurs projets de reconstruction et d’agrandissement de cet arrière-corps se sont succédés sans succès, souvent faute de moyens financiers. Finalement, le bâtiment prit la forme de plusieurs magasins, au-dessus desquels fut ajouté un étage, pour y loger les services municipaux, l’espace intérieur étant distribué grâce à un escalier monumental et somptueux, dû à Esprit Brun.
Les différences de niveaux de paliers et la complexité de circulation entre les bureaux témoignent encore du rassemblement progressif et un peu anarchique de ces maisons contigües.
Contrairement à son prédécesseur, ce bâtiment bénéficia néanmoins de techniques de construction plus modernes et de matériaux plus nobles, comme la pierre dure de Cassis et des fondations sur pilotis coiffés de bordage de chêne.
Un lustre électrique réalisé en 1921 par A. Rebufat et P. Olive en orne le plafond.

Dans l’arrière corps de l’Hôtel de Ville, l’escalier monumental, exécuté par Hermitte, est l’œuvre de l’architecte Joseph-Esprit Brun (1786) et a été construit en pierre de Saint Rémy.
Au bout de la première rampe centrale, il se partage en deux grandes rampes latérales, réunies à leur sommet par un beau palier à colonnes qui permet de rejoindre le premier étage du Pavillon Puget (côté port).
Quant à la rampe de marbre blanc de Carrare, la municipalité avait d’abord songé à une rampe en fer, mais le serrurier Brugère, à qui avaient été confiés les travaux, déclara son impossibilité d’exécuter les détails particuliers demandés par Michel-Robert Penchaux, directeur des travaux publics. En 1816, la rampe fut donc faite en marbre, par le sculpteur Félix Garbeille sur les plans de l’architecte François Michault, directeur des travaux publics à ce moment là.
Retranscription du texte figurant sur la plaque :
" Les Chambres françaises déclarent le Président Wilson et la Nation américaine, les nations alliées et les chefs d’Etat qui sont à leur tête ont bien mérité de l’humanité. "
Au-dessus de la statue « La Marseille », une plaque commémorative rend hommage "Aux héros des armées de terre, des airs, de la marine militaire, et de la marine marchande ; à tous nos poilus de la Grande Guerre, Marseille reconnaissante. "
Retranscription du texte figurant sur la plaque : 
" Les armées et leurs chefs, le gouvernement de la République, le citoyen Georges Clémenceau Président du Conseil, Ministre de la Guerre, Le Maréchal Foch, Généralissime des armées alliées, ont bien mérité de la patrie. "  (Novembre 1918)
Au milieu de l’escalier, une niche abrite depuis 1945 une allégorie de "Marseille" de Louis Botinelly. Elle a remplacé le buste de "La République", mise en place en 1880 et sculptée par le Marseillais Stanislas Clastrier.
Dans une niche située à mi-pente et à gauche de l’escalier monumental, se trouve la statue représentant la "Ville de Marseille". Comme la rampe de marbre, elle est également due au ciseau de Félix Garbeille.
Elle fait face à la statue de "La Paix Victorieuse".
Dans une niche située à mi-pente et à droite de l’escalier monumental, se trouve la statue allégorique de "La Paix Victorieuse" de Pierre-Joseph Chardigny.
Elle fait face à la statue de « La Ville de Marseille ».
Le caducée fait partie des attributs d’Hermès-Mercure, au même titre que le pétase (le chapeau rond ailé) et les sandales ailées.
Il est constitué d’une baguette entourée de 2 serpents entrelacés et surmontée de 2 courtes ailes.
Hermès-Mercure est le dieu du commerce, des voyageurs, des voleurs, le conducteur des âmes aux enfers et le messager des dieux. C’est avant tout la personnification de l’ingéniosité et de l’intelligence.
Il est le dieu le plus proche des hommes et le plus bienveillant à leur égard : il leur donna l’écriture, les poids et mesures, la flûte et la lyre.
Marseille, cité du commerce et porte de l’Orient, comporte de nombreuses représentations sculptées de ce dieu et de ses attributs, notamment sur le blason de la Ville (version de 1883).

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